ISABELLE EBERHARDT

Ecriture et jeu: Catherine Gaillard
Co-écriture et recherches: Lamia Dorner
Regard extérieur: Manon Pulver

Tout public dès 12 ans
Durée 1h10

« A qui cela peut-il nuire, que je préfère l’horizon onduleux et vague des dunes grises à celui du boulevard ? … »

Ainsi parlait Isabelle Eberhardt, née en 1877 à Genève, morte en 1904 dans l’oasis algérienne d’Aïn Sefra.

Ecrivaine-voyageuse, cette jeune femme à la haute silhouette et au visage d’éternel adolescent a longuement parcouru le Sahara algérien d’est en ouest, de la Tunisie au Maroc, dormant à la belle étoile parmi les Bédouins sans fortune, errant entre les dunes de sables qui l’attiraient depuis l’enfance, croisant caravanes sur la piste des oasis et soldats français en poste dans des coins désertiques.

Pour préserver sa liberté et se fondre dans la foule, elle n’a eu d’autre choix que de revêtir le burnous des cavaliers arabes et prendre une identité masculine, Mahmoud Saadi.

« Sous un costume correct de jeune fille européenne, je n’aurais jamais rien vu, le monde eut été fermé pour moi… »

Au moment de sa disparition tragique à l’âge de 27 ans, elle commençait tout juste une vie de journaliste qui la menait jusqu’aux terres éloignées de la frontière algéro-marocaine, dans des régions encore fermées à la colonisation.

« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante qui s’en allait, sous le soleil qui me semblait plus éclatant, toute droite vers l’inconnu charmeur… nomade je resterai toute ma vie, amoureuse des horizons changeants, des lointains encore inexplorés… »

Elle laisse derrière elle une oeuvre dédiée à la vie dans le désert, témoignage lucide et poétique d’une idéaliste farouchement indépendante sur un peuple et un pays qu’elle aimait.

C’est à la découverte de cette personnalité attachante, complexe et hors du commun que Catherine Gaillard convie le public.

Lire l’article paru dans la Revue La Grande Oreille

Une production Cie-Séléné
en partenariat avec la Commune de Plan-les-Ouates
Avec le soutien de la Ville de Genève, la Fondation Wilsdorf
et la Fondation Jan Michalski.